01 juillet 2006

Eurockéennes : minimum syndical pour les Strokes

Les Strokes sont les initiateurs de la vague des groupes en "The". C'est donc à cause d'eux qu'on se tape The Sunday Drivers en concert samedi : une bonne raison de leur en vouloir.



Revoir les Strokes, c'est un sacré plongeon dans mon adolescence. Refaire, comme en décembre 2001, le chemin qui m'avait mené de Nancy au Zénith de Paris pour le premier vrai concert de ma vie. Ben oui, revoir les Strokes, c'est comme aller sur Copains d'avant, revoir de vieux amis qui nous ont peu déçus mais qu'on aime toujours un peu.

Dès les premières notes de Juicebox, je me sens comme un vieux con qui regrette le bon vieux temps et qui regarde, sceptique, les djeun's pogoter sur le dernier album des Strokes : jamais mes héros new-yorkais n'auraient dû franchir le Rubicon et passer de Rock'n'Folk à Europe 2 !

Le concert est bon, sans plus. Les Strokes sont devenus un groupe de stades qui enchaînent titres récents et vieux tubes comme des moneymakers désintéressés. Peu d'émotion mais encore pas mal d'efficacité. Les vieux tubes d'Is This It sont toujours aussi formidables, même sacrifiés aux exigences d'un live sur une très grande scène. Seule chanson à sauver du dernier album, You only live once, me fait toujours autant sauter. Je prends vraiment du bon temps mais voilà, je suis devenu un vieil agri.